La retraite du surveillant pénitentiaire

Le métier de surveillant pénitentiaire › Carrière et rémunération

Comme les policiers, les personnels de surveillance bénéficient d'un régime de retraite dérogatoire qui compense la pénibilité du métier.

La catégorie active

Les emplois de surveillance sont classés en catégorie active. Le surveillant peut partir à la retraite avant l'âge légal de droit commun (64 ans pour les générations concernées) s'il justifie de 27 ans de services actifs, et son âge limite d'activité est lui aussi abaissé. Les années accomplies dans d'autres emplois actifs (police, armée) sont prises en compte sous conditions.

La bonification du cinquième

Chaque période de cinq ans de services de surveillance ouvre droit à une année de bonification, dans la limite de cinq annuités : vingt-cinq ans de détention comptent trente pour la pension. Combinée au départ anticipé, cette bonification permet une retraite à taux correct bien avant la plupart des salariés.

Le calcul de la pension

La pension est calculée sur le traitement indiciaire des six derniers mois, à 75 % pour une carrière complète. L'indemnité de sujétions spéciales propre aux personnels pénitentiaires est intégrée dans l'assiette de la pension, moyennant une cotisation supplémentaire en activité : la retraite d'un surveillant est donc supérieure à celle d'un fonctionnaire de même indice. Le régime additionnel de la fonction publique valorise une partie des autres primes.

Après

Le cumul emploi-retraite est possible et beaucoup d'anciens surveillants entament une seconde carrière dans la sécurité, la formation ou le secteur social. Les règles évoluent avec les réformes ; les textes applicables sont ceux en vigueur à la date du départ, et le service des retraites de l'État fournit des simulations individuelles.

Source : Service-public.fr — retraite des fonctionnaires (catégorie active), vérifiée le 26 octobre 2026.

Préparer le concours de surveillant pénitentiaire