Savoir situer l'administration pénitentiaire dans l'État et connaître ses échelons est attendu à l'oral et utile toute la carrière.
Une direction du ministère de la Justice
La direction de l'administration pénitentiaire (DAP) est l'une des grandes directions du ministère de la Justice, aux côtés des services judiciaires et de la protection judiciaire de la jeunesse. Elle compte environ 45 000 agents, dont près de 30 000 personnels de surveillance, et exécute les décisions de justice privatives ou restrictives de liberté avec une double mission fixée par la loi pénitentiaire de 2009 : garantir la sécurité de la société et préparer la réinsertion des personnes confiées.
Les échelons territoriaux
Le territoire est découpé en directions interrégionales des services pénitentiaires (DISP), neuf en métropole plus la mission outre-mer, qui pilotent les établissements, gèrent les personnels, les mutations et les budgets de leur ressort. Chaque DISP dispose d'équipes régionales d'intervention et de sécurité et d'un pôle de renseignement.
Les établissements
Les maisons d'arrêt accueillent prévenus et courtes peines ; les centres de détention les condamnés à des peines moyennes dans une logique de réinsertion ; les maisons centrales les longues peines dans un cadre sécuritaire renforcé ; les centres pénitentiaires combinent plusieurs quartiers ; les établissements pour mineurs et les centres de semi-liberté complètent le dispositif, avec les structures d'accompagnement vers la sortie. Chaque établissement est dirigé par un chef d'établissement (directeur des services pénitentiaires ou, pour les petites structures, un officier), assisté d'un chef de détention et d'officiers responsables des bâtiments.
Le milieu ouvert : les SPIP
Les services pénitentiaires d'insertion et de probation, présents dans chaque département, suivent les personnes condamnées en milieu ouvert (sursis probatoire, bracelet électronique, travaux d'intérêt général) et préparent la sortie des détenus. Leurs conseillers (CPIP) travaillent en lien quotidien avec les surveillants, qui observent et signalent.
Les autres acteurs
L'ENAP d'Agen forme tous les personnels ; le service national du renseignement pénitentiaire suit les profils dangereux ; l'inspection générale de la Justice contrôle ; le Contrôleur général des lieux de privation de liberté et les juges de l'application des peines exercent un regard extérieur. Le surveillant est au centre de cet ensemble : c'est lui qui, chaque jour, fait fonctionner la détention.