Vos questions sur le métier

Le métier de surveillant pénitentiaire › Ressources

Les questions qui reviennent le plus souvent chez les candidats, avec des réponses générales ; l'administration tranche les cas particuliers.

Le surveillant est-il armé ?

Pas en détention : la sécurité repose sur l'organisation, les moyens de force intermédiaire et l'équipe. Les armes à feu concernent les miradors, les extractions et escortes, et les ERIS, après habilitation et formation au tir.

Peut-on choisir son établissement ?

Pas en sortie d'ENAP : le choix se fait au classement sur une liste dominée par l'Île-de-France et les grands établissements (voir affectations). Les mutations à l'ancienneté viennent ensuite.

Faut-il le permis de conduire ?

Il n'est pas exigé au concours. Il devient nécessaire pour les extractions, les escortes, la cynotechnie et beaucoup d'établissements mal desservis : mieux vaut l'avoir.

Les tatouages sont-ils acceptés ?

Oui, s'ils ne sont pas contraires aux valeurs de la République ni discriminatoires ; les tatouages du visage et du cou peuvent poser difficulté. Signalez-les sans détour lors de la visite médicale.

Quelle acuité visuelle est demandée ?

Une vue suffisante après correction, et l'aptitude au travail de jour comme de nuit, vérifiées par le médecin agréé. La grande majorité des porteurs de lunettes sont aptes.

Les femmes surveillent-elles les hommes ?

Oui : les surveillantes travaillent dans les établissements pour hommes, à l'exception des fouilles intégrales et de certains postes de surveillance des cellules, réservés aux agents du même sexe que les détenus. Elles représentent une part croissante des promotions.

Peut-on faire grève ?

Non : le statut spécial de 1958 interdit la grève et toute cessation concertée du service, en contrepartie des avantages du statut (catégorie active, bonification). Les personnels s'expriment par leurs syndicats et les instances de dialogue social.

Peut-on être surveillant avec un casier judiciaire ?

Le bulletin n° 2 doit être compatible avec les fonctions : une condamnation entraîne presque toujours un refus ; les contraventions n'y figurent pas. Une enquête administrative complète la vérification.

Combien de temps dure la formation ?

Une scolarité à l'ENAP alternant cours et stages, puis une année de stage dans l'établissement d'affectation avant titularisation (voir formation).

Le concours est-il difficile ?

Il est accessible : niveau bac, épreuves physiques à barème, un compte rendu d'une heure, un oral. Ce qui élimine, c'est l'impréparation : trois mois de travail régulier suffisent à la plupart des candidats sérieux. Commencez par nos QCM gratuits.

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