Déontologie et valeurs du surveillant

Le métier de surveillant pénitentiaire › Le métier au quotidien

La déontologie est au cœur de l'oral du concours, et elle est la condition de la sécurité en détention : un surveillant qui déroge met en danger ses collègues.

Le code de déontologie du service public pénitentiaire

Pris par décret en 2010 et intégré au code pénitentiaire, il s'applique à tous les personnels et aux intervenants. Il affirme que le personnel pénitentiaire concourt à l'exécution des décisions de justice dans le respect de la dignité des personnes, avec impartialité, sans discrimination, en s'interdisant toute violence, menace ou familiarité. Il impose la discrétion professionnelle, la probité, la loyauté envers l'institution et le devoir de réserve, y compris sur les réseaux sociaux.

Les devoirs quotidiens

Vouvoyer les personnes détenues et exiger le vouvoiement en retour ; appliquer le règlement intérieur de manière égale pour tous ; rendre compte par écrit de tout incident ; signaler les situations de danger (risque suicidaire, violences entre détenus, radicalisation) ; porter secours ; obéir aux ordres sauf s'ils sont manifestement illégaux ; respecter le secret des informations connues en service ; maintenir sa condition physique et ses habilitations.

Les interdits absolus

Toute relation personnelle avec une personne détenue ou ses proches, pendant et après la détention ; l'introduction ou la remise d'objets (téléphones, stupéfiants, argent), premier motif de poursuites contre des personnels ; la divulgation d'informations ; les violences et humiliations ; les cadeaux et avantages ; l'usage des fichiers hors besoin de service. Les détenus testent fréquemment les nouveaux surveillants par de petites demandes anodines : la fermeté dès le premier jour est la meilleure protection.

Le contrôle et les sanctions

La hiérarchie, l'inspection générale de la Justice, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté et le Défenseur des droits exercent le contrôle ; les manquements vont de l'avertissement à la révocation, et les faits pénaux sont poursuivis. En contrepartie, l'agent bénéficie de la protection fonctionnelle lorsqu'il est agressé ou mis en cause dans l'exercice normal de ses fonctions.

À l'oral

Les mises en situation portent presque toujours sur ces thèmes : un détenu propose un service, un collègue est trop familier, vous découvrez un téléphone, un détenu se confie. La réponse attendue : rester professionnel, refuser, sécuriser, rendre compte à la hiérarchie. Entraînez-vous avec notre coach et nos questions d'oral.

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