Les rythmes de la détention sont connus à l'avance, ce qui aide à organiser la vie de famille, mais ils comportent des nuits, des week-ends et des heures supplémentaires qu'il faut accepter en connaissance de cause.
Les cycles de travail
La plupart des établissements fonctionnent en roulement : des services du matin (environ 7 h-13 h), de l'après-midi (13 h-19 h), des journées longues de 12 heures dans beaucoup d'établissements, et des nuits (19 h-7 h), suivis de périodes de repos de plusieurs jours. Le planning est fixé sur plusieurs semaines. Les postes fixes (greffe, PEP, parloirs) et les spécialités (extractions, renseignement) ont des horaires plus proches du bureau.
Nuits, week-ends et heures supplémentaires
Le travail de nuit et des dimanches et jours fériés est indemnisé. Les heures supplémentaires sont fréquentes dans les établissements en sous-effectif ou en surpopulation : elles sont payées et peuvent représenter un complément important, au prix d'une fatigue réelle. Les rappels sur repos existent lors d'incidents graves.
Congés et droits
Congés annuels de la fonction publique, jours de réduction du temps de travail, compte épargne-temps, autorisations d'absence pour événements familiaux, congés de maternité et de paternité, temps partiel après titularisation, de droit pour élever un jeune enfant. Les couples de surveillants, nombreux, peuvent demander des cycles compatibles.
Prendre soin de soi
La détention expose à la violence verbale, parfois physique, aux suicides et aux situations de détresse. L'administration a développé un réseau de psychologues du personnel, des cellules de soutien après incident, des dispositifs d'écoute anonymes et des formations à la gestion du stress ; les organisations syndicales et les associations de personnels jouent aussi un rôle de soutien. En parler fait partie du professionnalisme, et le jury apprécie un candidat lucide sur ces réalités, qui sait où trouver de l'aide.