La détention n'est pas uniforme. Chaque quartier a ses règles, son public et son style de travail ; les connaître permet de choisir ses affectations et de répondre aux mises en situation du jury.
Le quartier arrivants
Toute personne écrouée passe quelques jours au quartier arrivants : entretien d'accueil, visite médicale, évaluation du risque suicidaire, information sur le règlement, orientation vers un bâtiment. Les surveillants y développent une compétence d'écoute et d'observation particulière ; c'est le moment où se repèrent les fragilités.
Le quartier disciplinaire et le quartier d'isolement
Le quartier disciplinaire exécute les sanctions prononcées par la commission de discipline (jusqu'à trente jours de cellule disciplinaire pour les fautes les plus graves), avec un régime strict et une vigilance accrue contre le suicide. Le quartier d'isolement sépare, pour des raisons de sécurité ou de protection, des détenus du reste de la population, sur décision administrative motivée et contrôlée. Les surveillants qui y sont affectés travaillent en équipe renforcée et avec un formalisme rigoureux.
Les mineurs
Les établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) et les quartiers mineurs accueillent les 13-18 ans dans un cadre éducatif soutenu : binômes surveillant-éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, scolarité obligatoire, activités. Les surveillants volontaires reçoivent une formation spécifique ; c'est une affectation exigeante et très formatrice.
Les femmes
Les quartiers femmes et les quelques établissements dédiés sont surveillés par des personnels féminins pour les fouilles et la surveillance des cellules, et accueillent parfois des nurseries pour les enfants de moins de dix-huit mois. Les surveillantes y exercent souvent des responsabilités tôt dans leur carrière.
Semi-liberté et accompagnement vers la sortie
Les centres de semi-liberté, les quartiers de préparation à la sortie et les structures d'accompagnement vers la sortie (SAS) reçoivent des détenus en fin de peine qui travaillent ou se forment à l'extérieur la journée. Le surveillant y est moins gardien qu'accompagnateur : contrôle des horaires, entretiens, lien avec le SPIP. Une facette du métier souvent méconnue des candidats, et un argument fort pour montrer au jury que l'on a compris la mission de réinsertion.
Les unités hospitalières
Les unités hospitalières sécurisées interrégionales (UHSI) et les unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) pour la psychiatrie accueillent les détenus hospitalisés ; les surveillants y assurent la garde dans un environnement médical, en collaboration étroite avec les soignants.